lunes, 31 de diciembre de 2012

Feliz 2013 para aprender, luchar y crear.

¡¡¡Feliz año a todas y todos!!! Como sé que las esperáis ahí van mis profecías para el 2013:
 -Rajoy acabará bajándose a Sol con un farol, mientras grita "¡busco un Ministro de Economía!"
 -Rubalcaba seguirá esperando que un príncipe le bese en la boca para despertarse de nuevo en los ochenta y con pelo.
 - Cayo Lara dirigirá el soviet de Cuenca, que se proclamará en la semana del tintorro y será reprimido por el resto de IU de la mano de los marines
. -Kim Jong IL será nombrado Premio Nobel Alternativo de Literatura.
-Rosa Díez morirá envenenada tras morderse a sí misma.
 -Angela Merkel aparecerá en el número de marzo de Interviú, escondiendo sus vergüenzas tras un bono de deuda pública española.
-Los "anarquistas de Estado" se integrarán en la Iglesia Ortodoxa Rusa.
 -Una medium será nombrada secretaria general de la C¿?T.
 -El 15-M regalará claveles a los transeúntes a cambio de un beso.
-Yo, por fin, ligaré.
 A ver cuál os parece más increíble (se cumplirán todas. os lo juro, lo he visto en los posos del café y en un Tratado Medieval para orates y talabarderos).

viernes, 28 de diciembre de 2012

"Es complicado pensar" que Rajoy sea capaz de ofrecer medidas contra el desempleo

MI última intervención en el noticiario de RT en español, sobre el discurso de Rajoy del día 28 de diciembre.

martes, 25 de diciembre de 2012

Usines récupérées et autogestion dans la nouvelle réalité espagnole


Traducción al francés de un artículo mío que también aparece en este blog,  en la web Alter Autogestion (http://alterautogestion.blogspot.com.es/2012/12/usines-recuperees-et-autogestion-dans.html). Muchas gracias a Richard Neuville por el trabajo.

Par José Luis Carretero Miramar *
(Traduction du castillan par Richard Neuville)

Avec la situation de crise financière et économique, l’Etat espagnol a commencé à réduire très sérieusement sa voilure. Ainsi la fermeture d’entreprises et les licenciements se sont succédé –et continue à se succéder- laissant une traînée de chômeurs. Dans la fièvre de protestations et de résistance, la transformation sociale (avec l’autogestion comme élément central) s’exprime avec force dans l’horizon en Espagne.

Il y a à peine cinq ou six ans, parler d’entreprises récupérées ou de coopérativisme en Espagne aurait été manier des concepts non seulement marginaux sinon profondément éloignés des intérêts et expériences de la grande majorité de la population. Dans le cadre de la société de la bulle financière, la consommation débridée et la « fête » de la jeunesse, personne n’envisageait -ou seulement des groupes réduits ou très localisés géographiquement- la nécessité de travailler par soi-même dans une perspective horizontale ou éloignée du modèle capitaliste.

Marinaleda ou Mondragón étaient des expériences autogestionnaires de dimension globale, mais ce qui est sûr, c’est que l’immense majorité de la population hispanique restait profondément éloignée des valeurs qui les sous-tendaient.

Cependant, il n’en fut pas toujours ainsi. Sans devoir remonter aussi loin que les collectivisations, qui surgirent au cours de la guerre civile de 1936-39 (qui couvraient une grande partie de l’industrie, des services et l’agriculture de la zone républicaine), dans le scenario de la Transition espagnole du franquisme à la démocratie, dans les années 70, l’expérience de récupération d’entreprises par ses travailleurs à joué un rôle marquant.

C’était des temps de crise, de fractures et de grands mouvements populaires. C’est au cours de cette période qu’émergèrent des expériences comme celle de Númax, une usine de matériel électrodomestique autogérée par les ouvriers en réponse à la tentative de fermeture illégale de la part des patrons, dont l’expérience est restée incarnée dans deux films documentaires Joaquím Jordá : Númax vit et 20 ans ce n’est pas rien.

Certaines des expériences de ces années ont survécu malgré tout jusqu’à aujourd’hui, comme l’entreprise barcelonaise Mol Mactric, capable de réaliser aujourd’hui les châssis d’une ligne du Metro de Barcelone, le train et des centaines de machines industrielles pour des entreprises comme General Motors ; ou l’imprimerie Gramagraf, occupée il y a 25 ans, et qui aujourd’hui appartient au groupe éditorial coopératif Cultura 03.

Mais la transition s’est achevée. Et, elle a produit un grand fiasco. Les principes essentiels du régime franquiste ont été maintenus dans ce qui a consisté en une simple réforme politique qui a intégré le pays dans le cadre de l’Union européenne et de l’OTAN, et qui si elle a concédé certaines libertés publiques, n’a pas remis en cause les mécanismes essentiels de répartition du pouvoir économique et social. Les grands mouvements populaires ont périclité et le « désenchantement » et le cynisme se sont substitués à l’expérimentation et à la lutte. Les propositions autogestionnaires n’ont pourtant jamais disparu mais elles ont été reléguées dans un espace purement marginal.

Et, il en fut ainsi pendant que la société de la bulle financière et sa consommation débridée et irresponsable est restée de vigueur. Comment ? Fondée sur le crédit et la surexploitation du travail des immigrés et des jeunes, grâce à la précarisation des conditions de travail et la conformité d’une législation relative au statut d’étranger, l’activité dissimulée et sans droits s’est (de fait) développée.

A l’arrivée de la crise financière et économique actuelle, les structures se modifiaient et tout évoluait : l’explosion du taux de chômage atteignant des niveaux extrêmes jamais vus précédemment dans la société espagnole et la dégradation rapide du tissu productif et entrepreneurial -à l’éclatement de la bulle immobilière-  ont généré une situation radicalement nouvelle qui a impliquée le début de grandes transformations économiques mais également socioculturelles.

Le chômage et une nouvelle pauvreté contraignaient de larges couches de la population vers l’économie dissimulée et l’encaissement des maigres subsides d’un Etat de Bien-être, qui n’est jamais parvenu à se développer en Espagne à un niveau équivalent à celui des pays centraux de l’Europe.

Les extrêmes (plus précisément, extrémistes) ajustements, mis en œuvre par les pouvoirs publics face au déclenchement de la crise de la dette externe générée par la socialisation des dettes privées des entités financières, ont provoqué l’effet qu’il fallait attendre : l’Etat espagnol est devenu un gigantesque champ de ruines économiques où les fermetures d’entreprises se sont succédé et où de larges secteurs de la population ont commencé à être exclus de l’activité productive.

C’est dans ce contexte que les succès du 15 mai de 2011 ont éclaté et que le « Mouvement des Indignés » a fait irruption avec force et que les premières tentatives massives de résistance se sont exprimées face au processus de décomposition sociale imposé par les dynamiques néolibérales de l’UE et les gouvernements espagnols.

Dès lors, l’architecture politique de la société est redevenue un élément débattu et discuté publiquement. La politique a récupéré une certaine centralité dans les conversations quotidiennes et dans l’esprit d’une majorité de la population. Parler maintenant de mobilisations, de résistance ou de transformation sociale (avec l’autogestion comme élément central) est redevenue possible.

Déjà, dans les mois précédents, en plein déploiement de la crise, les germes et les semences de cette nouvelle situation s’étaient développés. Et, le recours à la récupération d’entreprises par leurs travailleurs était redevenu crédible.

En ce sens, au tout début de la crise, près de 40 entreprises avaient été récupérées par les travailleurs et remises en fonctionnement sous statut coopératif, comme l’affirme la Confédération de Coopératives de Travail Associé (COCETA). Parmi celles-ci, nous pouvons relater des expériences comme celle de l’entreprise de robotisation Zero-Pro de Porriño (Pontevedra – NdT : Galice) ou celle de meubles d’agencement de cuisine Cuin Factory en Vilanova i la Geltrú (Barcelone), dans laquelle l’ancien chef a participé activement à la transformation en coopérative et, où tous les travailleurs se sont attribué un salaire égalitaire de 900 euros. L’entreprise métallurgique Talleres Socar à Sabadell (NdT : Banlieue de Barcelone) a également été mise en autogestion avec l’appui du propriétaire et reconvertie dans la coopérative Mec 2010.

Mais probablement, l’initiative la plus frappante et connue aura été la mise en marche par les ex-employé-e-s du journal à tirage national Público, qui a arrêté d’être édité en version papier le 23 février 2012, laissant 90 % de ses travailleurs à la rue. Ces derniers ont constitué la coopérative Más Público, qui tente d’obtenir un soutien social et financier pour continuer à publier le journal en version mensuelle.

Cependant, et malgré toutes ces expériences, on ne peut pas considérer que la voie de la récupération d’entreprises soit devenue quelque chose de naturel ou développée : les travailleurs, dans les situations de fermeture, continuent massivement à se satisfaire des prestations sociales que leur propose un Etat du Bien-être de plus en plus faible et contesté. Les difficultés liées au statut juridique des coopératives dans le droit espagnol, tout comme la quasi-absence de prévisions par rapport à la Loi d’adjudication, associée à une certaine passivité alimentée par des décennies d’univers spéculatif et conformiste, constituent probablement des freins à la stratégie de récupération.

Ce qui assurément paraît de plus en plus évident, c’est le recours croissant au coopérativisme de la part de beaucoup de chômeurs qui, devant la situation d’anomie productive et d’absence d’expectatives pour retrouver un emploi, recourent à la possibilité de capitaliser une prestation de licenciement pour créer des entreprises autogérées. Les exemples sont innombrables (comme celui de la coopérative d’électricité renouvelable Som Energía, créée en décembre 2010) et, dans certains cas, ils démontrent des liens évidents avec les mouvements sociaux (comme ceux relatifs à la mise en œuvre d’expériences créées à l’image ou ressemblante à la Coopérative Intégrale Catalane, ou bien celles du milieu libertaire, comme celle de l’imprimerie graphique Tinta Negra - Encre Noire). Effectivement, entre janvier et mars 2012, 223 nouvelles coopératives ont été créées dans l’Etat espagnol.

Il n’y a pas de doutes. De nouveaux chemins sont en train d’être parcourus (NdT : tracés) par la société espagnole. Et, parmi ceux-ci, le chemin de l’autogestion commence à être de plus en plus courant.

Membre de l'Institut de Sciences Economiques et de  l’Autogestion – ICEA. Madrid, Espagne.



jueves, 13 de diciembre de 2012

La mala educación.

Un nuevo programa de Economía Directa. Con Chus Marcano y José Luis Carretero, conducidos por Juan Carlos Barba.

http://www.ivoox.com/economia-directa-11-12-2012-la-mala-educacion-audios-mp3_rf_1638940_1.html


viernes, 7 de diciembre de 2012

La situación actual: posibilidades y propuestas.


Publico un nuevo artículo en la revista Trasversales sobre la situación actual y los problemas y posibilidades que encierra para los movimientos ciudadanos. Podéis encontrarlo en el siguiente enlace:

http://www.trasversales.net/t27jlcp.pdf





miércoles, 5 de diciembre de 2012

Europa Sotto la ruota (italiano).

Aquí tenéis el enlace al programa de radio L´Alquimista, de la Agencia de radio italiana Amisnet, donde me han  entrevistado para un programa  sobre las transformaciones del mundo laboral europeo, junto a Giorgios Kuotsoukos (Syriza), Andrea Baranes (Fondazione Culturale Banca Etica) y Margherita Dean (Radio Popolare). En italiano.

http://amisnet.org/agenzia/2012/12/04/lalchimista-03/


martes, 4 de diciembre de 2012

Pensionazo.


Un nuevo programa de Economía Directa, con Jaime Garo y José Luis Carretero, conducidos por Juan Carlos Barba.

http://www.ivoox.com/economia-directa-02-12-2012-pensionazo-audios-mp3_rf_1616573_1.html


El Parlamento de Alemania aprueba la entrega del nuevo tramo de ayuda a Grecia.

Mi última intervención en los noticiarios de "RT en español".


Fábricas recuperadas y autogestión en la nueva realidad de España



Artículo publicado en la revista argentina "Autogestión XXI".
Con el panorama de la crisis financiera y económica, el Estado español empezó a recortar por lo más delgado. Así el cierre de empresas y los despidos se sucedieron –y se siguen sucediendo– dejando un tendal de desempleados. Al calor de las movilizaciones y de la resistencia, la transformación social (con la autogestión como elemento central) se asoma con fuerza en el horizonte de España.
por José Luis Carretero Miramar (del Instituto de Ciencias Económicas y de la Autogestión (ICEA). Madrid, España).
Hace apenas cinco o seis años, hablar de empresas recuperadas o de cooperativismo en España hubiera sido manejar conceptos no sólo marginales, sino profundamente ajenos a los intereses y vivencias de la gran mayoría de la población. En el marco de la sociedad de la burbuja, el consumo desenfrenado y la “fiesta” juvenil, nadie se planteaba –o sólo lo hacían grupos en extremo reducidos o muy localizados geográficamente– la necesidad de trabajar para uno mismo desde perspectivas horizontales o ajenas al mando capitalista.
Marinaleda o Mondragón eran experiencias autogestionarias de dimensión global, pero lo cierto es que la generalidad de la población hispánica permanecía profundamente ajena a los valores que las sustentaban.
Sin embargo, no siempre fue así. Sin tener que viajar tan lejos como a las colectivizaciones surgidas en el marco de la Guerra Civil de 1936-39 (que abarcaban gran parte de la industria, servicios y el agro de la zona republicana), en el escenario de la llamada Transición española del franquismo a la democracia, en los 70, la experiencia de la recuperación de empresas por sus trabajadores jugó un papel trascendente.
Eran tiempos de crisis, fracturas y de grandes movimientos populares. Fue al calor de los mismos que se fraguaron iniciativas como la de Númax, una fábrica de electrodomésticos autogestionada por los operarios como respuesta a su intento de cierre irregular por parte de los dueños, cuya existencia quedó plasmada en dos documentales de Joaquím Jordá: Númax presenta y 20 años no es nada.
Algunas de las experiencias de aquellos años sobrevivieron, pese a todo, hasta la actualidad, como la barcelonesa Mol Matric, hoy responsable de realizar los chasis de una línea de Metro de Barcelona, el tren y cientos de máquinas industriales para empresas como General Motors; o la imprenta Gramagraf, ocupada hace 25 años, y en la actualidad parte del grupo editorial cooperativo Cultura 03.
Pero la Transición terminó. Y lo hizo como un gran fiasco. Las líneas esenciales del régimen franquista fueron mantenidas en lo que constituyó una simple reforma política que introdujo el país en el ámbito de la Unión Europea y la OTAN, y que concedió ciertas libertades públicas; pero que no tocó los mecanismos esenciales de reparto del poder económico y social. Los grandes movimientos populares se deshincharon, y a la experimentación y la lucha las sustituyó el “desencanto” y el cinismo. Las propuestas autogestionarias nunca desaparecieron, pero fueron relegadas a un espacio puramente marginal.
Y eso fue así mientras la sociedad de la burbuja y su consumo desaforado e irresponsable se mantuvo en plena vigencia. ¿Cómo?: fundamentado en el crédito y la sobreexplotación del trabajo migrante y juvenil, mediante la precarización de las condiciones laborales y la conformación de una legislación de extranjería que fomentaba (de hecho) la actividad sumergida y sin derechos.
Al llegar la crisis financiera y económica actual, las estructuras se modificaban y todo se movía: la escalada inmisericorde de la tasa de paro hasta extremos no vistos anteriormente en la sociedad española y la rápida degradación del tejido productivo y empresarial –al pincharse e implosionar la burbuja inmobiliaria– generaron una situación radicalmente nueva que implicó el inicio de grandes transformaciones económicas y también socioculturales.
El paro y una pobreza revisitada empujaban a amplias capas de la población hacia la economía sumergida y el cobro de los magros subsidios de un Estado del Bienestar que nunca se llegó a desarrollar en España hasta la magnitud alcanzada en los países centrales de Europa.
Los extremos (en puridad, extremistas) ajustes llevados a cabo por los poderes públicos ante el desencadenamiento de la crisis de la deuda externa generada por la socialización de las deudas privadas de las entidades financieras provocaron el efecto que era de esperar: el Estado Español devino un gigantesco páramo económico donde los cierres de empresas se sucedieron y amplios sectores de la población empezaron a quedar excluidos de la actividad productiva.
En ese marco se desataron los sucesos del 15 de mayo de 2011, e irrumpió con fuerza el llamado “Movimiento de los indignados”, que expresó las primeras tentativas masivas de resistencia al proceso de descomposición social impuesto por las dinámicas neoliberales de la UE y los gobiernos españoles.
A partir de entonces, la arquitectura política de la sociedad volvió a ser un elemento debatido y discutido públicamente. La política recuperó una cierta centralidad en las conversaciones cotidianas y en las mentes de la generalidad de la población. Hablar, ahora, de movilizaciones, de resistencia o de transformación social (con la autogestión como elemento central) vuelve a ser posible.
Pero ya en los meses anteriores, al calor del desplegarse de la crisis, se habían ido expandiendo los gérmenes y las semillas de esta nueva situación. Y el recurso de la recuperación de empresas por los propios trabajadores había vuelto a ser pensable.
En ese sentido, ya en los primeros años de la crisis cerca de 40 empresas fueron recuperadas por los trabajadores y puestas a funcionar de forma cooperativa, como afirma la Confederación de Cooperativas de Trabajo Asociado (COCETA). Entre ellas podemos contar emprendimientos como la empresa de robotización Zero-Pro de Porriño (Pontevedra), o la de muebles de cocina Cuin Factory en Vilanova i la Geltrú (Barcelona), en la que el antiguo jefe participó activamente en la cooperativización y donde todos los recuperadores se impusieran un salario igualitario de 900 euros. También con apoyo del propietario, se autogestionó en Sabadell la metalúrgica Talleres Socar, reconvertida en la cooperativa Mec 2010.
Pero, quizás, la iniciativa más impactante y conocida sea la puesta en marcha por los ex empleados del periódico de tirada nacional Público, que dejó de editarse en papel el 23 de febrero de 2012 y dejó al 90 % de sus trabajadores en la calle. Fueron esos mismos trabajadores los que constituyeron la cooperativa Más Público, que trata de obtener apoyo social y financiero para seguir publicando el periódico en formato mensual.
Sin embargo, pese a estas experiencias, no puede decirse que la vía de la recuperación de empresas se haya vuelto algo habitual o extendido: los trabajadores, en las situaciones de cierre, siguen prefiriendo masivamente hacerse con las prestaciones que comporta un Estado del Bienestar cada vez más menguante y en discusión. Las dificultades de la figura jurídica de la cooperativa en el Derecho español, así como la casi ausencia de previsiones al respecto en la Ley Concursal, junto a cierta pasividad alimentada por las décadas de universo burbujil y conformista, probablemente fundamentan estas limitaciones de la estrategia recuperadora.
Lo que sí parece cada vez más común es el creciente recurso del cooperativismo de muchos desempleados que, ante la situación de anomia productiva y de falta de expectativas de volver a ser contratados, recurren a la posibilidad de capitalización de la prestación por desempleo para la conformación de emprendimientos autogestionarios. Los ejemplos son innumerables (como la cooperativa de electricidad renovable Som Energía, creada en diciembre de 2010) y, en algunos casos, muestran evidentes vínculos con los movimientos sociales (como los relativos a la conformación de experiencias a la imagen y semejanza de la Cooperativa Integral Catalana, o los del ámbito libertario, como la gráfica Tinta Negra). De hecho, de enero a marzo de 2012, se produjo la creación de unas 223 cooperativas nuevas en el Estado Español.
No hay duda. Nuevos caminos están siendo recorridos por la sociedad española, para bien y para mal. Y, entre ellos, el camino de la autogestión empieza a ser cada vez más común.

domingo, 18 de noviembre de 2012

Nuevo libro colectivo sobre la autonomía madrileña de los años 90.

Tomar y hacer en vez de pedir y esperar.
Autonomía y movimientos sociales. Madrid, 1985-2011
En los 80 y los 90, miles de jóvenes participaron en Madrid en iniciativas relacionadas con la autonomía como la okupación, el antifascismo, la denuncia de la represión, la autogestión cultural, la insumisión, el feminismo, las reivindicaciones vecinales o la lucha contra la precariedad. La diversidad de estas dinámicas era tan grande, que entre sus protagonistas ni siquiera hay acuerdo para considerar esta actividad como parte de un movimiento. En torno al cambio de siglo, las diferencias se agudizaron y dieron paso a enfrentamientos generalizados, a la dispersión y a la imposibilidad de dialogar. Con este libro, por primera vez, las distintas tendencias que hace no tanto se consideraban parte de una lucha común, debaten de manera constructiva, sin negar los desencuentros, pero situándolos en perspectiva. Los autores han participado o participan en proyectos como Lucha Autónoma, Centro Social El Laboratorio, Centro Social La Eskalera Karakola, Patio Maravillas, colectivos de barrio, grupos insurreccionalistas, Rompamos el Silencio, boletín Molotov, Centro Social La Traba, La haine, nos ofrecen sus análisis y sus trayectorias sin rehuir el debate ni la confrontación de propuestas.

Libro publicado en 2012 por Solidaridad Obrera. Algunos de los autores son Gonzalo Wilhelmi, Carlos V. Domínguez, Elisabeth Lorenzi, David G. Arístegui, Francisco M. Salamanca, José Luis Carretero y siete más.


Sobre las protestas de la policía española.

Mi última intervención en el noticiario de "RT en español".

martes, 6 de noviembre de 2012

"En el acuario de Facebook". Radiografía de la distratención.



                “EN EL ACUARIO DE FACEBOOK”: RADIOGRAFÍA DE LA DISTRATENCIÓN.


                Como enamorado de esos artilugios pre-digitales llamados libros, no puedo menos que sugerirles la lectura de uno de los que más me ha impactado en el último año. Un libro imprescindible para intentar desentrañar la maraña tecnológica y cognitiva que nos envuelve en estos albores de un acelerado siglo XXI:  “En el acuario de Facebook”, del colectivo de investigación Ippólita.
                “En el acuario…” es un texto dinámico y extremadamente potente. Un aldabonazo cruel para desentrañar y dejar al desnudo toda esa ideología nueva-caduca (caduca ya en el momento de su nacimiento) que Eugeni Morozov ha denominado con el vocablo  de “internet-centrismo”.
                El libro se divide en tres partes que son como martillazos sobre la superficie rutilante de las más modernas concepciones que acompañan la extensión de cierta locura tecnofílica que pretende ver en las redes sociales el eje vertebrador de una felicidad inmediata, que no termina nunca de concretarse del todo.
                La primera ya se define por su propio título: “tengo mil amigos, pero no conozco a ninguno”. Con una prosa ágil, pero inmisericorde, los investigadores sociales de Ippólita rastrean en los vacíos provocados por el despliegue de la “distratención” asociada a las formas dominantes de comportamiento en los social media.
                La segunda parte, a su vez, nos muestra las evidentes huellas dejadas, en el mundo virtual, por una tribu hiperactiva, glamurosa y, algunas veces, bien relacionada con los cenáculos de los poderes postmodernos: los llamados anarcocapitalistas. Navegando en sus contradicciones ideológicas, en sus redes anómalas, Ippólita nos conduce a una brillante visita del universo de Wikileaks, los partidos pirata, los fundadores de Pay Pal, o el activismo de Anonymous.
                La tercera parte (“las libertades de la red”) nos narra una acerada fábula: la que cartografía el territorio de la llamada “revolución on line y la realidad del activismo de salón”, con muy pertinentes aproximaciones  a los ámbitos más modernos de la investigación neurológica y a los efectos del mundo virtual sobre la configuración de nuestros cerebros y relaciones sociales.
                Al final, la apuesta. Una apuesta lúcida que sabe que “para dejar espacio a la autonomía del devenir hay que renunciar a la perfección y ponerse del lado del “realismo relativo” dependiente del aquí y ahora y de las técnicas disponibles en la actualidad”. Un proyecto que implica promover redes de socialización, virtuales o no, plenas de sentido y densidad, autoorganizadas y no sometidas al dictado de un mercado asfixiante y ayuno de todo control. Nuestras redes, frente a las redes comerciales y autoritarias. Las fecundas redes de la vida en expansión.
                Desde luego, merece la pena leer el libro.
                               José Luis Carretero Miramar.


               


viernes, 2 de noviembre de 2012

Desmantelando el Estado del Bienestar.

Un nuevo programa de Economía Directa, con Chus Marcano, David (del blog Historia, economía y filosofía) y José Luis Carretero. Conducidos por Juan Carlos Barba.

http://www.ivoox.com/economia-directa-30-10-2012-desmantelando-estado-bienestar-audios-mp3_rf_1535319_1.html


Iniciación a la precariedad



600 mil jóvenes están cursando módulos profesionales
Iniciación a la precariedad
(un artículo de Ricardo Vallano).



El paro afecta al 53% de la población juvenil. La fórmula de la Formación Profesional dual, a imagen y semejanza de los ‘minijobs’ pretende reducir esa cifra.
La reforma laboral efectuada por el Gobierno a través del Real Decreto Ley 3/2012 ha conllevado la reducción del derecho del trabajador en la negociación con la empresa, e incrementado su indefensión a la hora del despido. Pero el futuro para muchos jóvenes puede ser peor si, como pretende el Gobierno, se generalizan los llamados ‘minijobs’.
La intención del Gobierno es que miles de estudiantes continúen su formación, y otros, que abandonaron la escuela atraídos por la construcción, regresen a las aulas. Para ello, ha potenciado la formación profesional dual copiando el modelo alemán, que se articula a través de un convenio entre centro educativo y empresa colaboradora mediante becas orientadas a trabajadores entre 16 y 30 años. La FP dual implica que el alumno pase dos terceras partes del tiempo de su formación en la empresa y el otro tercio en su centro educativo. Los estudiantes recibirán durante los 24meses que dura su ciclo formativo una beca-salario de 450 euros al mes.
600.000 trabajadores de la FP
Se estima quemás de 600.000 alumnos están cursando módulos profesionales en España. Desde CC OO se denuncia que la FP dual es un “fraude educativo” que corre el riesgo de convertir al alumno en un empleado con trabajo precario. José Luis Carretero, profesor de Formación y Orientación Laboral, estima que el Gobierno pretende facilitar un área para que los trabajadores tengan condiciones salariales mal retribuidas, que conllevará “un deterioro de determinadas profesiones”. La consecuencia es un beneficio para las grandes empresas, que dispondrán de abundante mano de obra barata y se les redimirá de cotizar por esos trabajadores en prácticas a la Seguridad Social, además de obtener exenciones fiscales.
Otro de los interrogantes abiertos en torno a esta reforma gira en torno al futuro de los profesores, ya que al reducirse el tiempo de enseñanza en el centro, peligran muchas plazas docentes. Además, se corre el riesgo de que determinados ciclos con poca oferta laboral desaparezcan, añade Carretero.
Este año, el gobierno vasco presentó el programa Hezibi, anunciando mil plazas para jóvenes sin cualificación para compaginar sus estudios con prácticas remuneradas. Apenas se cubrieron 200 plazas. La opinión unánime de los críticos a la reforma de FP es que este modelo dual no beneficiará a las PYME (80% del total del tejido empresarial español), que no han mostrado excesivo interés en aplicar la formación de aprendizaje.
Empleo juvenil
Los expertos coinciden en que la reforma responde a directrices procedentes de Europa. A finales del 2011, el Banco Central Europeo (BCE) ya pidió a Rodríguez Zapatero un ajuste laboral que incluía la creación de una nueva categoría de trabajadores con sueldos inferiores al Salario Mínimo Interprofesional (641,4 euros mensuales). La ministra de Empleo y Seguridad Social, Fátima Báñez, ha negado que se desee implantar en España los minijobs, aunque desde la UE se sigue denunciando el nivel de paro juvenil español, que alcanza al 53% de la población menor de 25 años Se da la circunstancia de que casi el 40% de los jóvenes en paro apenas cuentan con formación secundaria, pero los jóvenes licenciados suman un 38%.
El incremento del precio de las tasas universitarias (un 66%) se ha trasladado también a la enseñanza posobligatoria no universitaria (FP de Grado Medio y Bachillerato), cuyas tasas se encarecen entre 180-360 euros. También se ha subido la nota media necesaria para obtener beca. El Gobierno argumenta su obsesión de incrementar la oferta de plazas en FP, especialmente en sectores emergentes, ya que estima que para 2020, el 50% de los empleos requerirán una titulación de grado medio y sólo un 35%, una titulación superior. Pero un dato a tener en cuenta: según estimaciones de la prensa alemana, millones de trabajadores alemanes, en su mayoría mujeres, podrían caer en la pobreza cuando se jubilen. Se trata de más de siete millones de empleados con un salario de 400 euros mensuales. Un modelo que no resulta halagüeño ya que estas empleadas cobrarán pensiones cuyo valor actual no llega a los 200 euros mensuales.
Las pequeñas reformas laborales que vienen
La mayoría de expertos coinciden en que la reforma laboral del Real Decreto Ley 3/2012 ha supuesto la descentralización de la negociación colectiva, otorgando mayor poder a la empresa, lo que muchos consideran como el primer paso a la erosión de las condiciones laborales de los empleados. La actual flexibilidad de las empresas refuerza la capacidad del empresario para modificar los horarios y destinos de los trabajadores, así como ajustar sus salarios. Desde Moncloa ya se avisó que se llevaría a cabo una amplia evaluación de las políticas activas de empleo, lo que no descarta nuevas modificaciones. Entre las leyes que el Gobierno tiene previsto implementar a lo largo de 2012 hay varias que introducirán modificaciones en el mercado laboral, como las referentes a la “sostenibilidad del sistema de pensiones”, la “Ley de mutuas”, la regulación sobre horarios comerciales o la de “liberalización de los servicios profesionales”, entre otras.
Fuente: http://www.diagonalperiodico.net/Iniciacion-a-la-precariedad.html

domingo, 28 de octubre de 2012

Ya salió la revista argentina "Autogestión XXI", en la que colaboro con un artículo.

Ya salió la revista argentina  Revista Autogestión XXI.  
Debates urgentes para otra economía

Octubre 2012 - Año 1 - Número 1. 
A sólo $5



Nuestra voz: El aporte de los productores de alimentos a la Economía Social
A sembrar el futuro
POR MARTÍN AZCURRA

Recientemente, el Instituto Nacional de Tecnología Agropecuaria (INTA) informó que el 60% de la producción de alimentos del país proviene del sector de la Economía Social. Este dato pone de relieve la importancia de los productores familiares en la discusión sobre el modelo productivo. José Antonio Tato Beamonte, presidente de la Cooperativa de Productores de la Agricultura Familiar y la Economía Social (COOPAFES) y vice presidente de FACTA,  se mete de lleno en la discusión sobre un modelo basado en la Soberanía Alimentaria y los Precios Populares. Raimundo Laugero, de Vía Campesina, extiende el debate sobre el impacto de los agro-negocios a nivel mundial.


Micrófono abierto: Entrevista con  Nahum MIRAD
“La Ley de medios nivela la cancha; debemos tener un plan de juego”
POR JAIME GALEANO

El titular del programa Usina de Medios nos muestra el panorama de los medios de comunicación en la Economía Solidaria. Convencido de que el sector es fundamental para la configuración de un nuevo modelo comunicacional, detalla la repercución que tendrá la vigencia de la Ley de medios, describe la relación con el Afsca y apunta a la profesionalización de los comunicadores y a la importancia de un plan de acción en conjunto.


Perspectiva: Cómo impacta la crisis mundial en nuestro país
La posconvertibilidad y los coletazos de la crisis
POR MARIANO BARRERA, ANA LAURA FERNÁNDEZ Y PABLO MANZANELLI (CIFRA - CTA)

¿A qué se debe la desaceleración económica que sufre el país en esta etapa? ¿Cómo impacta en la economía la intervención estratégica del Estado? ¿Cuáles son las cuentas pendientes del gobierno para liquidar los resabios del modelo neoliberal?

Opinión
La economía al servicio de los pueblos 
POR JOSÉ SANCHA (Secretario de la CNCT y miembro de la Cooperativa DECOSUR, dedicada al depósito de combustibles en el Polo petroquímico Dock Sud) 



Debate: Un abordaje de las distintas tendencias del sector“Autogestión” y “Economía Social” Conceptos en disputa
POR ANDRÉS RUGGERI (Programa Facultad Abierta - Filosofía y Letras UBA)

Trabajamos cotidianamente involucrados en un proceso de autogestión… pero, ¿nos detuvimos a pensar qué significan los conceptos que dan vuelta todos los días? Cooperativismo, Economía Social o Solidaria, Autogestión, ¿representan todos lo mismo? Nos metemos en una discusión que parece sólo de palabras, pero en la que la política de nuestras prácticas cotidianas se pone muy de relieve.

Escenarios
Debates necesarios en el Congreso Argentino de las Cooperativas (CAC)
POR FEDERICO TONARELLI


Género: Una mirada sobre los lugares que ocupamosLas mujeres y el trabajo
POR CECILIA MERCHÁN (Corriente Política y Social La Colectiva) Y SANDRA CECILINI

En la actualidad, gran cantidad de mujeres se encuentran insertas en el mercado laboral, pero ¿quién se ocupa del trabajo doméstico (no remunerado) una vez de regreso al hogar? ¿Perciben igual salario que los hombres en un mismo puesto de trabajo? ¿Por qué se sigue invisibilizando el trabajo del cuido de la familia puertas adentro? Dos especialistas en género, Cecilia Merchán y Sandra Cesilini, abordan el complejo universo de las mujeres y el trabajo.


Sin fronteras: Una opción ante la crisisFábricas recuperadas y autogestión en la nueva realidad de España
POR JOSÉ LUIS CARRETERO MIRAMAR - Instituto de Ciencias Económicas y de la Autogestión (ICEA). Madrid, España.

Con el panorama de la crisis financiera y económica, el Estado español empezó a recortar por lo más delgado. Así el cierre de empresas y los despidos se sucedieron –y se siguen sucediendo– dejando un tendal de desempleados. Al calor de las movilizaciones y de la resistencia, la transformación social (con la autogestión como elemento central) se asoma con fuerza en el horizonte de España.


Caminos recorridos: Un recorrido por las formas de trabajo sin patrónHistoria de la autogestión
Programa Facultad Abierta - Filosofía y Letras - UBA

Desde el comienzo del capitalismo, los trabajadores buscaron unirse en cooperativas como forma de escaparle a la explotación que significaba el nuevo régimen. Abordar esas primeras historias nos ayuda a entender procesos que siguen hasta el día de hoy y a reconocernos en las búsquedas de las mismas igualdades en el camino de la autogestión.
Conseguila enla oficina de FACTA, Palacio Barolo, Piso 16, oficina 257 o en la oficina de la CNCT, Callao 360. Piso 19, también en la FAcultad de Filosofía y Letras o escribiendo a:cooperativaperseguidores@gmail.com.



Set tesis per a un moviment llibertari en el centre de la tempesta.


Traducción al catalá del artículo que ya figura en este blog, realizada por los compas de CGT-Catalunya.



Una proposta d’acció i d’investigació per al moviment llibertari en aquests convulsos inicis del segle XXI ha d’incorporar necessàriament un diagnòstic breu de la situació. Un diagnòstic que es resumeix en una sola paraula: crisi.
Crisi d’un sistema de dominació i d’una manera de produir sustentat sobre l’explotació i la violència. Crisi, també, dels paradigmes clàssics que se li enfrontaven, que l’empenyien a limitar-se i el feien vascular entre la repressió i la reforma. No oblidem aquest segon aspecte de la crisi.
Els moviments socials (i més, els d’àmbit global) han mostrat en les últimes dècades les petjades d’una gran derrota, la de la primera onada revolucionària, que es va estendre des de 1871 fins a 1989. Les cicatrius deixades per aquesta batalla poden observar-se fins al dia d’avui. I, és més, els subproductes tòxics generats per l’intent de metabolitzar la resistència per part del sistema, al veure’s victoriós, gairebé formen part del ADN d’allò que ha sobreviscut i que, ara sí, encara la més que probable emergència d’un nou cicle de lluites, francament esperançador.
El moviment llibertari no és una excepció. Aquests anys de derrota i marginalitat li han carregat amb múltiples llastos i han incorporat a la seva figura nombrosos trets foscs que hem de buidar si volem es constitueixi en una eina sòlida i útil en les mans de qui volen enderrocar l’actual estat de les coses. Per això, i al fil de certs debats actuals, vaig a intentar deslligar alguns nusos que les dinàmiques presents tracten d’estrènyer sobre les nostres pràctiques i propostes.
Aquí van algunes tesis per a la seva discussió pública i fraterna, en la recerca d’una recomposició de la insurrecció llibertària que comença ja a anunciar-se una mica pertot arreu:
Primera tesi:- El nostre és un moviment social. El moviment llibertari és un moviment que tracta de transformar la realitat. Així de simple. Canviar el món és modificar els usos i les estructures de conjunt que sustenten la forma de vida dominant, és a dir, el capitalisme. Això vol dir que la nostra no és una recerca espiritual més (una sort de nou cristianisme a la caça i captura de dejunis i penitències) sinó una temptativa revolucionària. I que, per estrany que resulti, el nostre model no és el del sant o el de la comunitat moralment pura, sinó el del militant lligat als moviments de masses i les grans lluites socials.
Lluites, en tot cas, revolucionàries, és a dir, que intenten produir efectes abruptes d’avanç, i no solament una lenta evolució. A més, això implica també que el lligam amb les grans masses de la població, amb les seves necessitats i interessos, és absolutament irrenunciable. No anem a transformar res sols, i el més profund vanguardisme consisteix en imposar-los a les multituds que és el que deuria importar-los. Això vol dir que la defensa dels interessos materials immediats de qui estan sotmesos i explotats no pot ser abandonada i que, en el moment del Gran Saqueig i la major ofensiva de l’oligarquia financera, plantar cara a les dinàmiques desposeidores i generadores de misèria d’un poder fora de tot control, és absolutament imprescindible.
Segona tesi: a més, el nostre és un moviment de la classe treballadora. Sempre, de tota la vida, el moviment llibertari s’ha identificat expressament amb els interessos de la majoria social explotada: amb el proletariat del camp i de la ciutat. Podem discutir com es constitueix, avui dia, aquesta classe, quins són les seves autèntiques línies de fractura. El que no podem, perquè és radicalment fals i perquè les dècades passades ens ensenyen que no ens duu en cap direcció, és negar la realitat de l’explotació laboral i de l’extracció del plusvalor.
La classe obrera existeix, encara que estigui precaritzada i, potser, més sotmesa que mai. El miratge de l’existència d’una omnipresent classe mitja és el que està enfonsant-se avui dia. La il·lusòria tesi, molt relacionada amb l’extensió de consumisme, que el treball en el capitalisme és una cosa esporàdica i no necessari per a la supervivència. Ens han retornat, forçosament, a la pura realitat: l’alliberament “del treball” passa per la seva reapropiació i socialització, no per una fugida a la marginalitat que l’única cosa que fa és reforçar les mateixes cadenes que pretenen sotmetre’ns.
Per descomptat, això ens duu a aventurar una altra afirmació: podem criticar els aspectes més involucionistes del món del treball organitzat, riure de la seva debilitat actual i de les temptatives d’engegar una Vaga General del sindicalisme combatiu; podem fer tota la fraseologia que ens doni la gana sobre les “noves figures socials” que, entretant, som incapaces d’organitzar…sense el món del treball no hi ha Revolució Social possible.
Sense els treballadors organitzats el futurible procés constituent no serà més que l’expressió de l’ambició política de les restes radicalitzades de la classe mitja. Sense classe obrera no hi ha contingut social, només canvi polític (en el millor dels casos, doncs és també difícil que canviï gens sense pressió en l’activitat productiva) amanit, és possible, amb algunes assemblees cosmètiques.
El futur procés constituent només té sentit, des d’una perspectiva llibertària, si incorpora clarament el component social, i per a això fa falta la pressió de la classe treballadora organitzada. No n’hi ha prou amb alguns elements de democràcia directa purament marginals en una Constitució futura, si al final ens anem a quedar, igual que ara, amb la reforma laboral, les ETTs i les contrates i subcontrates.
Tercera tesi: -El moviment llibertari aposta per la unitat. El nostre moviment, com dinàmica real i de classe, aposta per la unitat dels sectors sotmesos i explotats. Coneixedors de la realitat i de l’experiència de les lluites pretèrites, sabem que només la unitat del conjunt dels sectors de la població sotmesos al comandament oligàrquic de l’elit financera transnacional, pot constituir un bloc prou extens i fort per a empènyer els canvis en l’adreça d’una democratització (tant política com econòmica) del món. Aquesta Gran Aliança Social per a canviar seria l’expressió, sinó del 99 %, sí de la gran majoria de la població global.
El nostre objectiu és incorporar a aquesta lluita els elements suficients d’aprofundiment assembleari i socialitzant per a convertir-la en l’inici d’un gran procés de transició a un altre model global radicalment diferent. Fer caminar les transformacions que engegui aquest gran bloc històric cap a l’autogestió productiva i la democràcia directa, superant els titubejos i dubtes d’altres sectors i fraccions de classe que pretendran detenir-se a mitjan camí, el que només pot dur a una involució.
Però, per a construir aquesta Gran Aliança Social, és evident que hem de renunciar a tot dogmatisme i tot sectarisme, a la passió per desacreditar i jutjar sumariament als altres. Hàbits profundament arrelats en els nostres mitjans. Partint que la crítica fraterna i constructiva és, no només necessària, sinó profundament saludable, hem d’incorporar, també, al ADN del nostre moviment l’hàbit de la cooperació i l’aliança, de la complicitat i el contagi amb tots els quals lluiten. Per a escoltar, d’una vegada per sempre, i no només deixar anar filípiques, a aquestes gents dels carrers i els centres de treball de les quals tant parlem.
Quarta tesi: organització? Sí, i només si. L’enemic està organitzat. Altres sectors, que volen dur-se l’aigua de les lluites socials al seu molí autoritari, estan organitzats. Renunciar a l’organització seria suïcida i irresponsable, tret que només vulguem ser eternament els simpàtics munyidors de conceptes que després els altres manipulen al seu gust per a convertir-los en les eines del seu poder. A més, l’organització no és res inherentment dolent ni alienant. Tenim els elements (l’assembleisme, el federalisme…) per a construir estructures amb sentit i legitimitat democràtica. I podem fer-lo en cada àmbit social (el laboral, el ciutadà, l’ideològic…).
No tota organització és, necessàriament, avantguardista (en el mal sentit de la paraula). Si que ho és el que part del feminisme va anomenar la “tirania de la falta d’estructures”, on totes les decisions es prenen, en els passadissos i els bars, per una minoria de tipus que es coneixen i que no han de rendir comptes davant ningú. I en l’assemblea es troba tot fet, no pel partit aquest o aquell (al cap i a la fi això seria identificable) sinó per una “xarxa fluïda” de tipus que són sempre els mateixos i que no deixen que ningú més participi, però això sí, amb molta fraseologia comunitària. Alguns tenim suficient experiència amb els entorns difusos i informals per a saber del que parlem. Hi ha “organitzacions” democràtiques i “xarxes” profundament centralistes, i viceversa. Però l’organització (democràtica, seguim dient) permet fer coses cada vegada més complexes i a major escala i, a més, és l’únic salvavides davant els moments de reflux, les actuacions repressives, les infiltracions i les derives caòtiques.
Cinquena tesi: hibridació? Per descomptat, però a veure com. Aquí em pronuncio una mica sobre les afirmacions, en un article recent, del company de la CGT Antonio J. Carretero. Hem d’intervenir, he dit clarament en altres llocs. I fer-lo molt més allà del món laboral, no em queda el menor dubte. Hem d’estar en els moviments socials, en l’ecologisme, en els CSA, en els grans corrents culturals, musicals, poètiques… a tot arreu.
Formem part d’un món en ebullició, i només anem a viure aquesta vida. El vitalisme i la passió han d’empènyer-nos a fer tot el que puguem, a desenvolupar totes les nostres capacitats i a immiscuir-nos en totes les lluites. És, a més, una cosa necessària des del punt de vista estratègic i tàctic. El que no em queda tan clar és que això hagi de fer-lo necessàriament el sindicat, independentment de les seves forces o de la quantitat d’energies que pugui canalitzar en aquesta direcció. Si sobren capacitats, per què no?, però també pot bloquejar altres treballs necessaris.
Crec que el que batega, en el fons, darrere d’aquesta proposta del “sindicat integral” és la radical absència d’una organització específica unitària i àmplia que pugui adoptar una perspectiva holística des d’una posició declaradament llibertària. Específiques existeixen, però les seves tendències de “síntesis” i el seu lligam exclusiu amb una o altra organització sindical han impossibilitat que puguin complir aquesta funció. Així que anem a les “Plataformes” comunes de temes diversos i, en ocasions (no sempre, perquè hi ha molta “plataforma” molt assembleària i sana) acabem amb el complex d’estar treballant per a uns altres. Volem solucionar-lo amb un “sindicat integral” que ocupi el lloc de l’específica unitària que no existeix, però clar, un sindicat té altres necessitats i altres urgències.
Ha arribat ja el moment de plantejar-se la construcció d’una organització específica llibertària, que des de plantejaments unitaris i no dogmàtics afavoreixi l’extensió de la influència social de les nostres perspectives en el conjunt dels moviments populars, sota pena de seguir prevalent la fractura i tendències cada vegada més cainites en els nostres àmbits.
Sisena tesi: construir i defensar. Cal estar en els moviments socials que enfronten la gran ofensiva dels poders financers. Cal defensar el salari social diferit en la forma d’educació pública i gratuïta o de sanitat d’accés universal. Cal enfrontar-se a les reformes laborals i de pensions. Cal evitar que les gents de carn i os quedin en la indigència i la misèria. També cal construir alternatives vivencials i viables a la forma que està estructurat el món. Estendre una xarxa autogestionaria àmplia i diversificada i experimentar amb formes de socialització i control obrer i ciutadà dels serveis públics.
Cal fer les dues coses al mateix temps, per difícil que resulti. No són antitètiques ni contradictòries. Defensar el front és imprescindible perquè en la rereguarda es pugui experimentar gens. Convertir la rereguarda en un laboratori per a les noves formes de vida sense autoritat ni explotació és imprescindible perquè tingui sentit enfrontar els perills del front. És l’altra via de pressió de la classe treballadora: l’organització obrera en reivindicació constant i els experiments de construcció de la nova societat, tensionant l’estructura productiva. La confluència d’ambdós àmbits construeix la possibilitat de l’emergència d’una realitat transformada i, al temps, en conflicte amb el vell món. Aquest és el comunisme (llibertari, per descomptat) com moviment real que aboleix l’actual estat de les coses. Conflicte i construcció. Confrontació i creativitat social. La nostra “destrucció creativa”.
Setena tesi: Audàcia, més audàcia. El món està en efervescència. En èpoques de crisis el vell encara no ha mort del tot però ja és massa feble per a irradiar el seu poder sobre el tot social, el nou encara no ha nascut, però ja apunta la seva naturalesa volcànica darrere dels bastidors. És el moment en el qual els moviments socials, que en altre temps no haguessin tingut cap opció de deixar la seva petjada en el conjunt social, poden produir bifurcacions decisives en sistemes sotmesos a una tempestat caòtica de fluxos i pressions. És el moment d’empènyer. Un moment tremendament perillós, per descomptat, però prenyat de totes les possibilitats.
Un moviment llibertari que pugni per constituir-se en una eina útil en mans dels explotats i oprimits, en un instrument d’alliberament i transformació de la realitat, no pot mantenir-se al marge dels grans moviments de les plaques tectòniques del nostre món. La societat es transformarà radicalment en els pròxims decennis. En les nostres mans està intentar influir en la direcció d’aquestes transformacions. Ningú ha dit que fos fàcil. Però la passió i l’audàcia són imprescindibles.
Aquestes són les nostres tesis. Necessitem sotmetre-les al tribunal de la crítica fraterna i a la prova exigent de la praxi. Necessitem trobar-nos.
José Luis Carretero Miramar


martes, 23 de octubre de 2012

Apuntes para el debate propuesto por Econonuestra.


APUNTES PARA EL DEBATE PROPUESTO POR ECONONUESTRA.
 (El resto del debate se puede seguir en:

                Estimados compañeros y compañeras de Econonuestra:
Quería haceros llegar esta aportación al debate que habéis abierto sobre la crisis.
En primer lugar: estoy de acuerdo con todo lo que decís en vuestro texto.
(Lo digo claramente para que no haya dudas, malentendidos ni ambigüedades).
Pero…
(Ahora vienen las críticas, o más bien las propuestas de ampliación).

1.- La crisis (elevar el foco).
Vuestro análisis de la crisis es claramente solvente, pero a mi modo de ver, se queda en un plano demasiado inmediato, lo que va a provocar evidentes implicaciones respecto a las medidas a tomar en su seno.
No es posible entender la profundidad y la potencialidad caótica de la crisis actual  viéndola como un episodio disfuncional más de un sistema básicamente estable. No se trata de una nueva crisis cíclica de un modo de producción en una etapa de desarrollo cualquiera. La actual tormenta perfecta financiera y de la economía real hunde sus raíces en una dinámica temporal más amplia y en un contexto histórico civilizacional complejo.
Me explicaré: la emergencia de la crisis no puede explicarse por la simple codicia de los poderosos, y la financiarización reinante no tiene el carácter de una inexplicable excrecencia irracional en el marco de una economía que, sin ella, sería de nuevo funcional para generar un nuevo ciclo de acumulación. Es el producto de una deriva contingente de un capitalismo que también tiene una dimensión histórica.
Lo cierto es que, tras la crisis, en su profundidad, no puede más que apuntarse el despliegue de lo que Marx llamaba la “tendencia descendente de la tasa de ganancia”, desarrollada en el marco temporal concreto del capitalismo efectivo.  La sustitución de trabajo vivo (mano de obra) por trabajo muerto (trabajo solidificado en la forma de Capital), mediante los procesos de automatización implementados en el marco de los “Treinta Gloriosos” (y provocados, aunque esto pueda ser más polémico, por los exitosos procesos de luchas sociales contemporáneos) , elevó la productividad a extremos nunca vistos, pero también terminó por no ser capaz de generar al mismo ritmo la demanda solvente necesaria para realizar la plusvalía. Todo ello provoca, en algún momento entre el 68 y el 73, la emergencia de una evidente crisis de sobreproducción, expresada en una rebaja generalizada y sostenida de las tasas de rentabilidad en las actividades productivas.
La gigantesca burbuja financiera y la agresividad de los procesos de desposesión de los bienes comunes y de flexibilización del factor trabajo desplegados a partir de ese momento (al principio de manera más subrepticia, ahora de forma enloquecida), no puede entenderse como el producto de la pura malevolencia empresarial o de la irracionalidad absoluta de los actores económicos. Se trata de un intento desesperado por recuperar tasas de rentabilidad que ya no se daban en las actividades productivas, mediante la generación de burbujas especulativas y el abatimiento de los costes asociado al proceso de globalización. Por supuesto, es un intento que finalmente ha terminado, como no podía ser de otra manera, por mostrarse fallido y por generar más problemas de los que resolvió.
Pero todo este proceso no ha derivado en “otra crisis”, sino en el inicio de un proceso complejo de confluencia de crisis, taras y disfunciones que apuntan el pistoletazo de salida de una dinámica de descomposición histórica del propio sistema capitalista.
El sistema capitalista, como todo sistema (y como han apuntado autores como Wallerstein, Gunder Frank, Beinstein, o en nuestro país, Fernández Durán) tiene principio y tiene final, desde la perspectiva de la “larga duración”. Lo que se pretende alegar es que este final ha comenzado ya (independientemente de que pueda durar décadas) y que la actual crisis, por tanto, no es un episodio cíclico más, sino el inicio de un proceso de bifurcaciones cada vez más caóticas y aceleradas que sólo puede tener un final indeterminado e incierto. Un proceso que difícilmente puede detenerse con la simple puesta en marcha de medidas suavemente (o, incluso, fuertemente, aunque eso parece que ya no lo alega nadie) keynesianas. El inicio de un nuevo ciclo largo de acumulación keynesiana (de unos nuevos “Treinta Gloriosos”) a base de “devolver la racionalidad” al capitalismo y amputarle su “excrecencia financiera”, muestra visos de ser irrealizable. Y ello por tres órdenes de razones:
1.- La razón histórico-económica ya apuntada. El proceso histórico ha sido el que ha sido, y ello muestra claramente que el neoliberalismo no es más que la respuesta a un problema real de las clases dirigentes: la exacerbación de la contradicción entre el desarrollo de las fuerzas productivas y el disímil ritmo de transformación de la sociedad coetánea para generar demanda solvente. Esta contradicción se hace insostenible en un momento determinado (el 68), en el que las luchas populares, animadas por la redistribución de las décadas anteriores, llegan a plantear una profundización  exponencial de la democracia como única solución a la contradicción antedicha.
El neoliberalismo, pues, sólo es “irracional” para los intereses de las mayorías sociales. Su “racionalidad” consiste en que permite a las clases dirigentes ganar tiempo (unas décadas), y debilitar y desorganizar las resistencias populares. Por supuesto, la recomposición de una dinámica keynesiana devolverá a un escenario de cruda expresión de la contradicción a medio plazo, y una vuelta al cruce de caminos del 68 en una situación degradada por las razones subsiguientes.
2.- Además el capitalismo ha llegado a otro de sus límites históricos concretos, marcado por su posibilidad de explotar el medio ambiente. La crisis ecológica parece una posibilidad cada vez más amenazante. El pico de la mayor parte de los combustibles fósiles que usamos como base energética de un sistema que está basado en el crecimiento continuo parece inminente si, en algunos casos, no ha llegado ya. Y, según se afirma, no van a estar disponibles a tiempo alternativas viables. Según los expertos, en unas pocas décadas la crisis energética se hará sentir con toda su crudeza. En ese contexto, el inicio de un nuevo ciclo de acumulación y crecimiento encontrará también límites evidentes.
3.- Además, las transformaciones operadas en los últimos treinta años son más profundas de lo que creemos. Probablemente, ya no existe un capitalismo productivo “bueno” y uno financiero “malo”. La mayor parte de las entidades transnacionales y de los principales oligopolios de los sectores económicos esenciales han entreverado profundamente ambos tipos de operaciones en sus  balances. Y la estrecha malla de normas y acuerdos internacionales construida entorno al neoliberalismo tiene  pocos espacios de huida, sino es desde una confrontación clara. Va a ser difícil encontrar “capitalistas buenos” que quieran ser “racionales” y renunciar a su festín financiero fuera, claro, de las PYMES empobrecidas pero alejadas de todo poder efectivo.
Lo que queremos decir es que el capitalismo está llegando a un punto decisivo en el que se amontona la irrupción de los problemas que ha ido solucionando momentáneamente en su desarrollo histórico. Cada solución parcial concreta le dio más vida (lo que permitió hablar de su imparable vitalidad), pero al tiempo le fue dejando taras específicas que ahora dificultan o imposibilitan nuevas soluciones parciales. La convergencia de la crisis económica actual, con la ecológica, la cultural, la pedagógica, etc, dibuja el escenario de un cambio de fase esencial.
Es decir, que estamos ante la figura de un capitalismo senil que enfrenta el inicio de su decadencia histórica (que no tiene por qué ser inmediata, pero que probablemente será imparable y, conociéndole, plena de violencia).Puede haber en el futuro momentos en que parezca revivir y dar atisbos de lucidez, pero la deriva general será hacia la crisis y la descomposición. Lo que dificulta o imposibilita, respecto al medio o largo plazo, utilizar la mecánica keynesiana como única política de salida de la crisis, como proponéis.
Pero, cuidado, decir que el capitalismo se acaba no quiere decir que va a ser necesariamente sustituido por algo mejor. La antropología está llena de ejemplos de involuciones sociales catastróficas. La visión evolutiva unilineal que afirmaba la inevitabilidad del socialismo como superación del capitalismo no parece confirmada por los datos empíricos. Siempre son posibles los retrocesos y las vías paralelas, los colapsos o la conformación de un ecofascismo tributario de nuevo cuño (¿sustentado inicialmente en la servidumbre por deudas?).
Así que a las inmediatas medidas keynesianas imprescindibles, habrá que sumar, si se quiere construir una economía viable a medio/largo plazo, otro tipo de apuestas que hagan afrontar la deriva a la senilidad del capitalismo con unas mínimas posibilidades de convertirla en la afanosa prehistoria un mundo vivible y más humano. Hablo de medidas que, junto a las que permiten “salvar los muebles” de inmediato (como las que vosotros apuntáis) permitan entrar en un proceso de transición efectivo a un nuevo modelo de sociedad post-capitalista. Y por ello voy al siguiente punto.

2.-LA TRANSICIÓN (Buscando algo mejor).
Hacer un mapa detallado de lo que quiero decir con ese proceso de transición, sería demasiado para mandároslo y que os lo leáis (J). Sólo quiero apuntar algunas cosas. En primer lugar, volver a dejar claro que las medidas que indicáis vosotros me parecen perfectamente racionales como inicio, como primeros pasos. Es decir, que no estoy en contra de ellas. Pero me parece que hay dos cosas que decir respecto a la posible puesta en marcha de un intento de salida de la crisis:
a)A nivel inmediato tenemos un problema. Precisamente el de la arquitectura institucional de la UE y sus implicaciones. Me parece ilusorio esperar que el BCE haga esto o aquello, sea lo que sea. Hará lo que le interese a la banca de los países centrales, y dar demasiadas vueltas entorno a ello, como si pudiéramos ordenarle algo, es (perdonadme la expresión) marear la perdiz. Lo que nos lleva el tema de la Unión Europea. Está claro que la solución ideal sería un cambio de política económica a nivel comunitario, como propone, por ejemplo, Syriza, pero lo cierto es que considero más realista la visión al respecto de Samir Amin: no parece posible un escenario de cambio conjunto, global y coordinado. Parece mucho más viable la emergencia de situaciones nacionales de cambio que impliquen la desconexión del sistema comunitario y que vayan acumulándose hasta generar un nuevo proyecto diferente. Al hilo de lo indicado anteriormente, la arquitectura de Derecho Internacional generada por el neoliberalismo (también el europeo) impone la necesaria independización de cualquier proyecto económico diferenciado y su desvinculación, al menos parcial, con los espacios de los mercados globalizados.
Todo ello nos lleva, también desde una perspectiva inmediata, al tema de la deuda, que no tocáis entre vuestras medidas: no basta con restructuraciones  (y menos a la griega, asociando los bonos  que siguen vivos a la legislación británica), es necesaria una moratoria inmediata del pago de los intereses, así como el inicio de un proceso de auditoría controlado y supervisado por los movimientos sociales. O si no, el repudio puro y duro (sean cuales sean las consecuencias). Ahora mismo, el servicio de los intereses es el segundo montante más grande de los presupuestos, y puede llegar a ser el primero. Pagarla es suicida y elimina toda posibilidad de poner marcha cualquier tipo de proyecto alternativo, además de una injusticia.
b)¿Proceso de transición? Es necesaria la implementación de medidas audaces que generen una dinámica social y progresiva de sustitución de los mecanismos capitalistas  de relación social por otro tipo de universo productivo.  Tanto desde el plano laboral y del emprendimiento, como desde la perspectiva de adaptación al medio natural o de generación de una nueva abundancia y densidad social.
Hablo, por ejemplo, de cambios en la Ley Concursal que favorezcan la recuperación autogestionaria de las empresas en crisis (como su desvinculación de las deudas de la empresa prexistente), del fomento de la economía cooperativa y social, de la promoción de la Banca ética y la obligatoriedad del balance social o el label sindical para las empresas, de la constitución de  mecanismos de cogestión en la gran unidad productiva y de control obrero o ciudadano de los servicios sociales públicos.
También hablo, por ejemplo, del fomento de la soberanía alimentaria y de la producción local, de las energías renovables y descentralizadas y de una infraestructura de transportes centrada en las necesidades sociales inmediatas y no en la generación de plusvalor por las redes transnacionales de la globalización.
Y, por supuesto, hablo, de la apertura y fomento de los ámbitos del conocimiento compartido (mediante mecanismos como el Copyleft o la utilización de software de código abierto), de la actividad relacional, de cuidados y afectiva, del florecimiento de las libertades civiles y políticas, como sustento democrático que impida una involución siempre posible a un universo neoliberal degradado.
Por supuesto, todo esto puede verse como una simple colección de buenos deseos, o como una ilusoria arrancada utópica. Como la lista de los Reyes Magos. Pero, precisamente, toda la primera parte de este escrito ha estado destinada a hacer notar que sin esa pulsión para generar y dibujar lo nuevo no habrá salida a la crisis a medio y largo plazo. La senilidad del capitalismo impone necesariamente la insostenibilidad en el tiempo de la vía keynesiana, o su radical limitación. Mientras tanto, las clases dirigentes implementan la agenda de su auténtica revolución social: el nuevo proceso de “acumulación primitiva” que dará lugar, si no lo impedimos, a un nuevo escenario económico sustentado sobre la explotación más salvaje y la violencia más brutal. Un escenario en el que gran parte de la población mundial estará de sobra.
En esas circunstancias la generación de una alternativa viable y compartida que traspase los límites del corto plazo y de un sistema en descomposición, es cada vez más imprescindible.
Espero haber aportado algo.
Recibid un fuerte abrazo.
José Luis Carretero Miramar.